L’indice majoré transforme une position de carrière en traitement
Pour un fonctionnaire titulaire, la rémunération commence par le traitement indiciaire. Il résulte de l’indice majoré multiplié par la valeur du point. L’indice brut sert au classement dans les grilles ; ce n’est pas celui à saisir ici. Relevez l’indice majoré sur votre bulletin ou votre arrêté de situation administrative. Une confusion entre les deux indices crée un écart dès le départ, avant même de parler de cotisations.
Le référentiel utilise la valeur annuelle réglementaire de 59,0734 euros par point, divisée par douze pour calculer le mois. L’arrondi n’intervient qu’après la multiplication, afin d’éviter la perte de précision liée à un point ramené trop tôt à 4,92 euros. La NBI se saisit également en points. Les primes et indemnités, en revanche, sont exprimées directement en euros mensuels dans le formulaire.
Trois assiettes expliquent le passage au net
La retenue pour pension civile ou CNRACL est calculée sur le traitement et la nouvelle bonification indiciaire, au taux salarial de 11,10 %. Les primes ordinaires ne rejoignent pas cette assiette. Leur traitement relève notamment de la retraite additionnelle, la RAFP : la part salariale de 5 % porte sur les éléments admissibles dans une limite de 20 % du traitement indiciaire. Dans ce modèle, des montants mensuels constants servent à approcher ce plafond annuel.
La CSG et la CRDS prennent une base plus large, comprenant traitement, NBI et primes saisies. L’abattement de frais professionnels est limité à quatre plafonds de sécurité sociale. Le simulateur conserve une assiette pleine pour la fraction au-delà de cette limite. Il ne réutilise donc pas une conversion générique du salaire privé : une hausse de prime et une hausse de traitement de même montant ne financent pas les mêmes cotisations de retraite.
Savoir quelles lignes saisir et lesquelles restent absentes
Le champ des primes suppose que les sommes saisies sont soumises à la CSG et admissibles à la RAFP. Un remboursement de transport ou de déplacement doit rester hors de ce montant. Si vous incluez une indemnité de résidence ou un supplément familial déjà connu, vérifiez son assiette dans votre situation. Ces éléments ne sont pas attribués automatiquement : leur calcul dépend notamment du lieu d’affectation et de la composition familiale.
Le complément de traitement indiciaire, l’indemnité compensatrice de CSG, la participation à la protection sociale complémentaire, les retenues de mutuelle et les dispositifs de surcotisation ne sont pas reconstitués. Le complément différentiel éventuellement nécessaire au niveau du SMIC est également absent. Pour un indice bas, le résultat du traitement seul ne constitue donc pas la totalité de la rémunération minimale à laquelle votre situation peut conduire.
Un périmètre réservé aux titulaires à temps plein
Ce calcul vise les fonctionnaires relevant du Service des retraites de l’État ou de la CNRACL. Les agents contractuels relèvent d’autres mécanismes, notamment l’Ircantec, et ne doivent pas utiliser ce résultat comme estimation personnelle. Certains emplois territoriaux à temps non complet nécessitent aussi un examen du régime d’affiliation. Enfin, un temps partiel à 80 % ou 90 % ne se traite pas toujours par une simple multiplication du net. Pour une mobilité, comparez d’abord indice, régime indemnitaire et quotité de travail avant de comparer les virements mensuels.