Le nombre de jours vendus compte autant que le tarif
Un TJM de 500 euros ne décrit pas votre revenu annuel sans calendrier de facturation. Avec 180 jours vendus, le chiffre d’affaires atteint 90 000 euros hors taxes ; avec 140 jours, il tombe à 70 000 euros. La différence finance ou absorbe des mois de dépenses. Comptez uniquement les journées que vous pensez facturer : prospection, formation, administration, congés et indisponibilités réduisent la capacité commerciale même quand votre agenda reste très occupé.
Le résultat mensuel est une moyenne obtenue en divisant le revenu annuel estimé par douze. Il ne prédit pas les encaissements de chaque mois. Une mission facturée en septembre peut être payée plus tard ; une année rentable peut donc comporter une tension de trésorerie. Construisez séparément un calendrier des règlements et un fonds de sécurité. Pour choisir votre tarif, commencez par un scénario prudent de jours vendus, puis mesurez l’effet de dix journées supplémentaires.
Quatre modèles économiques réellement distincts
En micro-BNC hors Cipav, le comparatif calcule les cotisations et la formation professionnelle sur les recettes, avant de retirer vos dépenses. Les achats ne réduisent pas la base sociale. En portage, les frais de gestion s’ajoutent aux frais de mission, puis le budget restant finance un salaire et les cotisations de l’employeur. Aucune réserve d’intermission n’est constituée dans cette vue annuelle ; la page dédiée permet de saisir une provision.
En SASU à l’impôt sur les sociétés, le modèle suppose que toute l’enveloppe après dépenses sert à rémunérer le président. Il utilise le socle de paie cadre en retirant chômage et AGS, sans réduction générale. C’est une approximation du mandat social, dont certaines contributions demandent une analyse particulière. Il n’y a ni dividendes ni bénéfice volontairement conservé dans la société. Les frais annuels doivent inclure la comptabilité et les assurances que vous souhaitez financer.
EURL : une hypothèse de budget, pas un barème de cotisations
La ligne EURL à l’IS adopte une formule volontairement explicite : budget disponible divisé par un plus le taux choisi. Avec une hypothèse de cotisations égale à 45 % du net, une enveloppe de 1 450 euros finance 1 000 euros de revenu et 450 euros de cotisations. Ce pourcentage est modifiable. Il ne correspond pas à un taux réglementaire uniforme que tous les gérants associés paieraient en 2026.
Les cotisations des indépendants comportent des assiettes, des tranches, des minimums et des régularisations. La réforme de leur assiette rend particulièrement fragile une conversion forfaitaire présentée comme exacte. Notre scénario sert à tester la sensibilité du budget à un niveau de charges ; pour votre dossier, reportez les recettes et dépenses dans le simulateur EURL de l’Urssaf. Des dividendes ou une autre option fiscale demanderaient un calcul complémentaire absent de cette page.
Comparer un disponible ne suffit pas à choisir un statut
Gardez le même tarif, le même calendrier et les mêmes frais pour comparer les résultats. Examinez ensuite les protections, la gestion administrative, les réserves et les coûts non intégrés. Un disponible supérieur avant impôt personnel ne prouve pas qu’un statut sera préférable après fiscalité ou en cas d’arrêt d’activité. Un dépassement du plafond micro doit aussi être étudié avant de retenir ce régime. Ce tableau vous aide à préparer ces questions et à repérer les hypothèses qui changent réellement votre décision.