Deux questions différentes : le revenu du mois et le suivi d’activité
Cette page sépare le budget des cachets payés dans un mois du suivi indicatif d’une période de douze mois. Pour le revenu, saisissez le nombre de cachets et leur montant brut unitaire. Pour le suivi, indiquez les cachets de la période de référence et les autres heures que vous avez identifiées comme potentiellement admissibles. Ces deux saisies sont indépendantes : le simulateur ne connaît pas les dates de vos contrats et ne reconstruit pas automatiquement un historique annuel.
Le formulaire vise un artiste rémunéré au cachet. Un technicien rémunéré en heures ne doit pas convertir arbitrairement son travail en cachets pour obtenir un résultat. Même pour un artiste, un montant net annoncé oralement doit être rapproché d’un contrat et d’un bulletin. Avant une représentation, clarifiez qui assume les formalités d’employeur, quel montant est exprimé en brut et quelles dépenses seront remboursées séparément.
Des cotisations propres à l’artiste non cadre
Le calcul applique les taux réduits de vieillesse des artistes du spectacle : 4,83 % sur la base plafonnée et 0,28 % sur la totalité du brut. La cotisation salariale de chômage de 2,40 % reste présente. La retraite complémentaire suit les paramètres Audiens 2026 des artistes non cadres, avec 4,44 % sur la première tranche annuelle et 10,79 % sur la seconde. La CEG, la CET éventuelle et la CSG-CRDS sont présentées séparément. Il ne s’agit donc pas d’un pourcentage global choisi arbitrairement.
Le plafond de vieillesse du mois dépend des conditions d’engagement : faites confirmer la valeur saisie, car le défaut de 4 005 euros suppose un mois complet. Pour la retraite complémentaire non cadre, la première tranche est annuelle, à 48 060 euros. Le brut antérieur chez le même employeur permet de calculer le franchissement et la régularisation de CET. Sans historique correctement renseigné, les résultats de ces lignes seront incomplets. La prévoyance particulière, les accords propres à l’entreprise, la déduction forfaitaire spécifique et les régularisations de chômage restent exclus ; aucun versement de congés spectacles n’est ajouté au net.
Lire le repère des 507 heures sans conclure trop vite
France Travail décrit une condition de recherche de 507 heures sur douze mois pour le régime concerné. Les cachets d’artiste sont valorisés à douze heures pour ce décompte, selon les règles applicables. Le compteur effectue cette multiplication et ajoute les autres heures saisies. Il affiche un écart arithmétique au repère, mais ne prononce jamais une admission ou un renouvellement de droits.
Le contrôle officiel examine notamment les activités et employeurs admissibles, les limites de prise en compte, la période retenue et les événements assimilables. Deux historiques totalisant le même nombre d’heures saisi peuvent donc conduire à des résultats différents. Conservez les attestations employeur et vérifiez les données enregistrées avant l’étude de votre dossier. Une erreur de date, une activité relevant d’un autre régime ou une double saisie peut fausser un total apparemment rassurant.
Construire un budget sans anticiper une allocation inconnue
Aucune allocation journalière, franchise, carence ou durée d’indemnisation n’est calculée sur cette page. Ne complétez pas votre budget avec un montant d’ARE supposé simplement parce que le compteur atteint le repère. Utilisez les notifications et les informations de France Travail pour votre situation réelle. Dans un prévisionnel de tournée, gardez trois colonnes distinctes : cachets attendus, dépenses à avancer et revenus déjà confirmés. Vous pourrez ainsi évaluer un engagement artistique sans confondre recettes professionnelles, remboursements et indemnisation éventuelle.