Partir du SJR indiqué par France Travail
Le salaire journalier de référence, ou SJR, est la donnée de départ de cet outil. Reprenez de préférence celui indiqué dans votre notification France Travail. Diviser votre dernier salaire mensuel par trente ne permet pas de retrouver ce chiffre de façon fiable : la période étudiée et votre parcours professionnel interviennent dans sa détermination. Nous vous demandons donc directement le SJR au lieu de reconstituer un dossier avec quelques informations insuffisantes. Sans cette donnée, vous pouvez explorer un scénario, mais il reste hypothétique. La plage de saisie de 0,01 à 1 000 € est une borne technique de simulation ; elle ne définit pas les salaires admis par la réglementation.
Lire les deux formules et leurs bornes
L’estimation compare 40,4 % du SJR augmentés d’une partie fixe de 13,18 €, et 57 % du SJR. Elle retient le montant favorable, applique le minimum de 32,13 €, puis la limite de 75 % du SJR. Cette dernière peut ramener le résultat sous le minimum affiché. La partie fixe et le minimum sont ajustés par le coefficient de temps partiel saisi, tandis que le SJR est conservé tel quel. Les montants issus de juillet 2025 restent ceux utilisés au 10 septembre 2026 : Service Public confirme l’absence de revalorisation au 1er juillet 2026. Le détail rend visible chaque terme de la comparaison.
Tester un exemple sans confondre brut et virement
Pour un SJR hypothétique de 100 € et un coefficient de 100 %, la formule mixte donne 53,58 € et la formule proportionnelle 57 €. Le minimum reste inférieur, et le plafond de 75 € ne réduit rien : l’estimation est donc 57 € bruts par jour. Sur trente jours indemnisés, cela représente 1 710 € bruts. Vous pouvez ensuite modifier un seul champ pour comprendre son effet. Un SJR plus faible rend parfois la partie fixe plus déterminante. Le résultat principal ne doit toutefois pas être recopié comme revenu bancaire disponible : les retenues éventuelles et l’impôt ne sont pas déduits dans cet outil.
Utiliser correctement la base de trente jours
Depuis avril 2025, la mensualisation repose sur trente jours, quelle que soit la longueur du mois. Le montant mensuel présenté suppose ici trente jours effectivement indemnisés. Il ne prédit pas votre premier paiement, un mois avec reprise d’activité ou une période de maladie. Pour préparer un budget, notez séparément le montant théorique d’un mois complet et la date de démarrage communiquée par France Travail. Ne multipliez pas automatiquement notre résultat par une durée supposée pour calculer un capital disponible. Une rupture, des congés indemnisés ou un changement de situation peuvent demander des informations supplémentaires que ces deux champs ne permettent pas de traiter.
Ce que cette estimation laisse à France Travail
L’ouverture des droits, leur durée, les différés, les pensions, le cumul avec un revenu et la dégressivité ne sont pas calculés. Les régimes particuliers et Mayotte sont également hors périmètre. Cette délimitation compte particulièrement si vous comparez une offre d’emploi et une période sans activité : confrontez des revenus portant sur les mêmes dates et dans la même unité. Pour une rupture conventionnelle, utilisez notre autre outil afin d’isoler l’indemnité de départ, puis vérifiez votre calendrier d’indemnisation dans votre espace France Travail. En cas d’écart avec votre notification, commencez par contrôler le SJR, le coefficient et la présence d’une réduction avant de conclure à une erreur.