Deux anciennetés à distinguer
Pour un licenciement ordinaire en CDI, le droit au minimum légal suppose huit mois d’ancienneté ininterrompue chez le même employeur. Ce seuil se vérifie lors de la notification. Le montant utilise ensuite l’ancienneté acquise à la fin du contrat, préavis compris. Les deux champs évitent de confondre ces dates. Un salarié avec sept mois à la notification et neuf mois au départ ne franchit donc pas automatiquement le seuil ouvrant droit à cette indemnité. La faute grave ou lourde exclut également le minimum légal calculé ici. La situation particulière d’une inaptitude professionnelle demande un autre examen.
Préparer la rémunération de référence
Rassemblez vos bulletins avant de saisir les moyennes. Le calcul retient la plus favorable entre la moyenne longue, primes incluses, et la moyenne courte corrigée. La première porte sur douze mois, ou sur tous les mois travaillés si votre présence est plus courte. Pour la seconde, indiquez la moyenne des trois derniers mois hors prime annuelle ; le formulaire ajoute un douzième de la prime annuelle perçue pendant cette période. Avec une moyenne longue de 2 900 €, une moyenne courte de 3 000 € et une prime annuelle de 1 200 €, la référence devient 3 100 €. Ne rajoutez pas une prime déjà intégrée à cette moyenne courte.
Comprendre les tranches et les mois complets
Le barème accorde un quart de mois de salaire par année jusqu’à dix ans, puis un tiers par année supplémentaire. Les mois complets d’une année inachevée entrent au prorata ; les jours restants ne deviennent pas un mois entier. Notre exemple de départ utilise 3 000 € et soixante-six mois, soit cinq ans et demi : le résultat est 4 125 €. À dix ans et un mois, seul le mois qui dépasse dix ans relève du tiers. Toute la carrière ne bascule pas dans cette seconde tranche. Le moteur conserve les fractions pendant le calcul et arrondit uniquement le montant final au centime.
Comparer le résultat à votre dossier
Le chiffre affiché constitue une base de comparaison, pas le solde de tout compte. Placez à côté le minimum prévu par votre convention collective et le montant proposé par votre employeur. Notez pour chacun la rémunération retenue, l’ancienneté et la formule : une différence peut venir de la base autant que du taux. Un passage du temps plein au temps partiel ne se résume pas toujours à votre dernier salaire ; notre formulaire à référence unique ne répartit pas ces périodes. Une absence ayant réduit les derniers bulletins peut aussi nécessiter de reconstituer la rémunération. Dans ces cas, préparez un historique avant d’interpréter l’écart.
Organiser les sommes du départ
Pour établir votre budget, gardez plusieurs lignes distinctes : indemnité de rupture, salaire du dernier mois, préavis éventuel et congés payés restants. Le simulateur ne les additionne pas et ne calcule pas de dommages et intérêts. Il ne convertit pas non plus l’indemnité en net, car son traitement social et fiscal diffère de celui d’un salaire courant. Si votre objectif est de financer une transition, rapprochez cette estimation du calcul indicatif de chômage puis de vos dépenses mensuelles. Conservez les hypothèses saisies avec la proposition écrite afin de pouvoir expliquer précisément un désaccord ou faire vérifier un montant par un interlocuteur compétent.