Salaire brut en net — convention HCR
IDCC 1979 · Hôtellerie, café, restauration
Convention collective nationale des hôtels, cafés, restaurants
Vérifié le
La convention collective des hôtels, cafés, restaurants (IDCC 1979) s'applique aux établissements de restauration traditionnelle, aux hôtels et aux débits de boissons. Elle concerne un secteur où le temps de travail et les avantages en nature pèsent lourd sur la fiche de paie.
Sa spécificité la plus visible sur un bulletin : l'avantage en nature nourriture. L'employeur doit nourrir le salarié présent aux heures de repas ou lui verser une indemnité compensatrice. Lorsqu'il le nourrit, la valeur des repas est ajoutée au brut pour le calcul des cotisations, puis retirée du net à payer — le salarié cotise donc sur une somme qu'il ne touche pas en argent.
C'est la raison pour laquelle un salarié HCR constate souvent un écart entre le brut affiché sur son contrat et le brut figurant sur son bulletin. Le simulateur ci-dessous raisonne sur le brut du bulletin, avantage en nature inclus.
2 000,00 € brut · Non-cadre
1 583,20 €
net à payer avant impôt, par mois
- Net imposable
- 1 640,18 €
- Net social
- 1 583,20 €
- Net annuel avant impôt
- 18 998 €
- Coût employeur mensuel
- 2 239,92 €
- Cotisations416,81 €20,84 %
- Net1 583,20 €79,16 %
Hypothèses
Sert à la conversion horaire. Les majorations et exonérations des heures supplémentaires ne sont pas ajoutées ici.
Indiqué sur votre bulletin.
Change le coût employeur.
Détail des cotisations
Montants mensuels. La part employeur ne diminue pas votre net : elle s'ajoute au coût du travail.
| Cotisation | Salarié | Employeur | |
|---|---|---|---|
| Sécurité sociale | |||
| Assurance maladie, maternité, invalidité, décès | — | 260,00 €13,00 % | |
| Assurance vieillesse plafonnée | 138,00 €6,90 % | 171,00 €8,55 % | |
| Assurance vieillesse déplafonnée | 8,00 €0,40 % | 42,20 €2,11 % | |
| Allocations familiales | — | 105,00 €5,25 % | |
| Contribution solidarité autonomie | — | 6,00 €0,30 % | |
| Accidents du travail et maladies professionnelles | — | 44,00 €2,20 % | |
| Fnal (moins de 50 salariés) | — | 2,00 €0,10 % | |
| Sous-total | 146,00 € | 630,20 € | |
| Retraite | |||
| Retraite complémentaire tranche 1 | 63,00 €3,15 % | 94,40 €4,72 % | |
| Contribution d'équilibre général tranche 1 | 17,20 €0,86 % | 25,80 €1,29 % | |
| Sous-total | 80,20 € | 120,20 € | |
| Chômage | |||
| Assurance chômage | — | 80,00 €4,00 % | |
| AGS (garantie des salaires) | — | 5,00 €0,25 % | |
| Sous-total | 0,00 € | 85,00 € | |
| CSG / CRDS | |||
| CSG déductible | 133,62 €6,80 % | — | |
| CSG non déductible | 47,16 €2,40 % | — | |
| CRDS | 9,83 €0,50 % | — | |
| Sous-total | 190,61 € | 0,00 € | |
| Autres contributions | |||
| Contribution au dialogue social | — | 0,32 €0,02 % | |
| Contribution à la formation professionnelle | — | 20,00 €1,00 % | |
| Taxe d'apprentissage | — | 13,60 €0,68 % | |
| Sous-total | 0,00 € | 33,92 € | |
| Total | 416,81 € | 869,32 € | |
| Réduction générale dégressive unique | − 629,40 € | ||
Primes prévues par la convention HCR
- Avantage en nature nourriture
- Évalué à un minimum garanti par repas : 4,25 € du 1er janvier au 31 mai 2026, puis 4,35 € à compter du 1er juin, soit 8,50 € puis 8,70 € pour deux repas par jour travaillé. Comme le SMIC, cette valeur a été revalorisée en cours d'année. Elle s'ajoute au brut soumis à cotisations, puis se déduit du net à payer.
- Indemnité compensatrice de nourriture
- Versée lorsque l'employeur ne fournit pas les repas. Elle suit le même régime social que l'avantage en nature qu'elle remplace.
Ancienneté
La convention HCR ouvre des droits progressifs liés à l'ancienneté, notamment en matière de jours fériés garantis et d'indemnité de licenciement. Le barème applicable dépend de l'accord de branche en vigueur et des accords d'entreprise : vérifiez votre grille avant de vous fonder sur un pourcentage.
Indemnités et dispositifs particuliers
- Jours fériés garantis
- Le 1er mai est en principe chômé et payé. Dans les établissements et services qui ne peuvent interrompre leur activité, il peut être travaillé : une indemnité égale au salaire de cette journée s’ajoute alors à ce salaire (article L. 3133-6). La convention HCR prévoit également des jours fériés garantis, sous conditions d’ancienneté, avec compensation lorsqu’ils sont travaillés.
- Heures supplémentaires
- Le secteur a longtemps appliqué un régime d'équivalence portant la durée de travail au-delà de 35 heures. Les heures effectuées au-delà de la durée légale sont majorées et entrent dans l'assiette des cotisations comme le reste du salaire.
Comment passe-t-on du brut au net ?
Le salaire brut est le montant inscrit sur votre contrat de travail. Il ne correspond généralement pas à ce que vous recevez : s'en déduisent les cotisations sociales salariales, qui financent votre retraite, votre assurance maladie et l'ensemble de la protection sociale. Pour un salarié du secteur privé, ces prélèvements représentent environ 21 % à 23 % du brut. Le solde constitue le net à payer, auquel s'applique ensuite le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu.
Ce pourcentage n'est pas rigoureusement constant. Il dépend de votre statut — les cadres acquittent une cotisation Apec dont les non-cadres sont dispensés — et du niveau de votre salaire par rapport au plafond de la Sécurité sociale, fixé à 4 005,00 € par mois en 2026. Au-delà de ce plafond, la retraite complémentaire devient sensiblement plus coûteuse sur la fraction concernée. La cotisation de vieillesse plafonnée s’arrête toutefois au plafond : le taux global dépend de l’ensemble de ces lignes.
À quoi servent les cotisations retenues
Les lignes d'un bulletin sont regroupées par risque couvert. Comprendre cette organisation permet de lire son bulletin plutôt que de le subir.
- Sécurité sociale
- Elle finance l'assurance maladie, la maternité, l'invalidité et la retraite de base. Un point surprend souvent : depuis 2018, le salarié ne cotise plus à l'assurance maladie dans le régime général, hors régime local d’Alsace-Moselle — cette ligne n'apparaît qu'en part employeur. Ne subsiste côté salarié que l'assurance vieillesse, à 6,90 % sous le plafond, complétée d'une fraction déplafonnée sur la totalité du salaire.
- Retraite complémentaire
- Gérée par l'Agirc-Arrco, elle s'ajoute à la retraite de base et constitue le poste le plus lourd du bulletin. Elle se calcule par tranches : 3,15 % pour le salarié sur la part du salaire inférieure au plafond, 8,64 % au-delà. S'y ajoutent deux contributions d'équilibre, la CEG et la CET, qui financent les départs anticipés et l'équilibre du régime.
- Chômage
- Intégralement à la charge de l'employeur depuis 2018. Si vous cherchez une cotisation chômage sur votre bulletin en tant que salarié, vous ne la trouverez pas : elle a été supprimée et remplacée par une hausse de la CSG.
- CSG et CRDS
- Ces contributions financent la protection sociale au sens large. Elles se calculent non pas sur le brut mais sur 98,25 % du brut, un abattement pour frais professionnels limité à quatre plafonds annuels. La CSG se scinde en une part déductible de l'impôt, à 6,80 %, et une part non déductible, à 2,40 %, à laquelle s'ajoute la CRDS à 0,50 %.
Net social, net imposable, net à payer : trois chiffres différents
Le net à payer avant impôt précède le prélèvement à la source. Le net payé après cette retenue correspond au virement. Le net imposable peut être supérieur au net avant impôt : la CSG non déductible et la CRDS sont bien prélevées sur votre salaire, mais la loi interdit de les déduire de votre revenu imposable. Elles sont donc réintégrées dans la base de l'impôt. Le montant net social, obligatoire sur tous les bulletins depuis 2023, sert de référence commune aux organismes sociaux pour le RSA et la prime d'activité.
Notre guide détaille ces trois montants avec un exemple chiffré au niveau du SMIC.
Pourquoi ce résultat diffère de votre bulletin de paie
Ce calculateur applique les taux légaux à un salaire théorique. Votre bulletin, lui, intègre des éléments que nous ne pouvons pas deviner : la complémentaire santé de votre entreprise, un accord de prévoyance plus favorable que le minimum légal, une prime de transport, des heures supplémentaires, un temps partiel, ou une entrée en cours de mois. Ces éléments peuvent expliquer un écart dont l’importance dépend de votre situation.
Le montant net social affiché ici se confond avec le net avant impôt, faute de connaître votre complémentaire santé : dès qu'une mutuelle collective existe, les deux chiffres divergent légèrement. Du côté employeur, le taux d'accident du travail est notifié individuellement à chaque entreprise par la Carsat selon son activité et sa sinistralité — il peut varier de moins de 1 % dans un bureau à plus de 5 % sur un chantier. Le coût employeur affiché retient une valeur moyenne et doit être lu comme un ordre de grandeur.
Enfin, le coût employeur tient compte de la réduction générale dégressive unique, entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Cet allègement est maximal au niveau du SMIC et disparaît à trois SMIC : sans lui, le coût du travail sur les bas salaires serait surestimé de plusieurs centaines d'euros par mois.
Taux en vigueur depuis le 1er juin 2026, vérifiés auprès de l'URSSAF et de l'Agirc-Arrco
Questions fréquentes
- Pourquoi mon brut est-il supérieur à mon salaire contractuel ?
- Parce que les repas fournis par l'employeur sont ajoutés au brut en tant qu'avantage en nature. Ils sont soumis à cotisations, puis retirés du net à payer puisque vous les avez déjà reçus sous forme de repas.
- L'avantage en nature réduit-il mon net ?
- Il réduit le net versé en argent, oui, puisque vous cotisez sur une valeur que vous ne percevez pas en euros. En contrepartie, il augmente vos droits sociaux, la retraite étant calculée sur le brut.