Compter une semaine à la fois
Ce calculateur traite les heures supplémentaires d’un salarié à temps plein dont le temps de travail se décompte à la semaine sur une base de trente-cinq heures. Saisissez uniquement les heures qui dépassent cette base, et non toutes les heures travaillées. Une semaine de quarante heures correspond ainsi à cinq heures dans le formulaire. Ne regroupez pas les heures de plusieurs semaines : la première tranche recommence à chaque nouvelle semaine. Le décompte annualisé, les équivalences et le forfait en jours ne sont pas simulés. Pour un contrat à temps partiel, les heures effectuées au-delà du contrat relèvent d’un autre cadre, celui des heures complémentaires.
Appliquer les majorations adaptées
À défaut d’accord applicable, les huit premières heures supplémentaires de la semaine sont majorées de vingt-cinq pour cent et les suivantes de cinquante pour cent. Un accord collectif peut fixer des taux différents, avec un minimum de dix pour cent. Les deux champs permettent de remplacer les valeurs de départ si votre texte conserve ce découpage en tranches. Avec une autre organisation, il faut décomposer le calcul séparément. Le salaire horaire saisi doit être la base brute pertinente pour rémunérer ces heures. Diviser une rémunération contenant des éléments non concernés par le nombre d’heures peut produire une base erronée ; contrôlez la ligne horaire avec vos bulletins et votre accord.
Séparer le paiement des heures et leur majoration
Prenons dix heures supplémentaires à 20 € bruts de l’heure, avec les taux de départ. Les huit premières valent chacune 25 €, soit 200 €. Les deux suivantes valent chacune 30 €, soit 60 €. Le paiement total des heures est donc de 260 €, dont 200 € de rémunération de base et 60 € de majoration. Ce dernier montant n’est pas ce que vous recevez pour l’ensemble des heures. Le résultat distingue volontairement ces deux composantes. Si vous avez déjà compté les heures au taux normal dans un autre tableau, ajoutez seulement la majoration à ce tableau afin de ne pas compter deux fois les 200 €.
Vérifier le temps réellement retenu
Avant de comparer le résultat à votre bulletin, préparez un relevé avec les jours, les horaires et les pauses. Les heures payées sur un mois peuvent correspondre à plusieurs semaines et à un décalage de traitement de la paie. Une absence ou un congé ne doit pas être interprété automatiquement comme une semaine normale : les règles de décompte doivent être vérifiées, notamment pour les congés payés assimilés à du travail effectif dans les situations décrites par Service Public. Le formulaire est borné à treize heures supplémentaires, soit quarante-huit heures totales dans son cadre de trente-cinq heures. Cette borne ne vérifie ni les repos quotidiens ni la durée moyenne autorisée.
Utiliser le brut pour préparer votre contrôle
Le simulateur chiffre une rémunération brute et ne produit pas de net exonéré ni d’impôt économisé. Les dispositifs sociaux et fiscaux, les repos de remplacement et les contreparties liées au contingent annuel nécessitent d’autres informations. Pour une série de semaines, calculez chaque semaine puis additionnez les montants, en conservant les horaires qui justifient chaque ligne. Vous pourrez présenter un écart concret au service de paie : nombre d’heures, base horaire ou majoration retenue. Si votre question concerne plutôt une hausse durable de revenu, comparez ensuite cette somme ponctuelle avec une augmentation du salaire de base, qui ne suppose pas de travailler ces heures supplémentaires chaque mois.